J'essai de ne pas m'en foot !

Enfin! La coupe du monde est de retour !

La Coupe du monde de football (oui, oui, je m’efforce à dire football) vient de débuter et je dois avouer que je ne suis pas totalement enflammé.

Je fais parti des amateurs de sport américains qui tentent réellement de s’intéresser au football, mais qui ne savent pas toujours par où commencer. Tant de pays, de joueurs et de ligues qu’on finit par trouver l’exercice plus pénible que de trouver un stationnement gratuit à Montréal.

Je vais tout tenter pour suivre l’événement dans les prochaines semaines. Déjà, j’ai réussi à regarder une demie complète de foot hier, un exploit pour un expert du zapping comme moi. Comme de multiples Québécois, je choisirai un club à mi-parcours et j’agirai comme s’ils étaient mes favoris de toujours. Et s’il l’emporte, je clamerai tout haut que j’avais prédit ce résultat. Et s’il perd, je ferai comme si le tournoi ne m’intéressait pas vraiment.

Avouez que je ne suis pas le seul à agir de cette façon. Mais au moins, j’aurai eu l’impression d’être impliqué dans l’événement, ce qui est plutôt difficile quand ton propre pays est aussi compétitif internationalement qu’un nain au basketball ou encore un manchot en natation. En attendant, j’encourageai le Brésil, l’Allemagne et probablement les Néérlandais, parce que j’aime bien leurs maillots orange.

La gaffe de Robert Green résonnera longtemps dans la tête des Anglais.

Du côté des États-Unis, malgré une sélection qui s’améliore continuellement, la culture Futbol n’est pas encore installée. J’écoutais ESPN Radio dimanche matin, où les lignes étaient ouvertes pour discuter du résultat américain contre l’Angleterre, un excellent résultat pour nos voisins du Sud. Et bien les quelques commentaires étaient tout de même négatifs, comme quoi une nulle ne vaut rien. Il faut comprendre que la nulle n’existe pas dans les sports nord-américains, que ce soit au football, basketball, baseball, hockey ou en course de tracteur de gazon. Ainsi, contrairement aux Européens, la nulle est l’équivalent d’un coït interrompu pour les Américains. Une preuve qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire au soccer pour s’implanter solidement aux États-Unis.

C’est quoi ce son?

Ces fameuses vuvuzelas, aussi à l'affiche dans différents tournois de hockey près de chez vous.

C’est ce que ma mère s’est exclamée lorsque j’ai syntonisé Radio-Canada pour écouter un des trois matchs de samedi (félicitations à R-C de diffuser tous les matchs). Ce fameux son de flutes, digne d’un essaim d’abeilles, qui se fait entendre de la première à la 90e minute du match. Ces flutes, appelées vuvuzelas, font partie de la culture africaine, mais rendent l’écoute d’un match très pénible dû au bruit constant qu’elles émettent. Les diffuseurs ont même tenté de la faire interdire, mais la FIFA s’y est opposée. C’est beau la culture, mais quand les gens doivent porter des protège-oreilles comme lors des courses de Formule 1, c’est trop.

Bonne coupe du monde.

Let’s go (insérer nom d’une équipe ici).

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About Nicolas Ducharme

Journaliste à L'Écho de Trois-Rivières, Nicolas Ducharme détient un baccalauréat en Communication sociale à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Il a débuté sa carrière dans les médias sur les ondes de CFOU 89,1FM dans la région de Trois-Rivières avec l'émission Inconduite de partie. Au fil des mois, le site internet de l'Inconduite s'est ajouté, où il tient une chronique régulière. Au fil du temps, il a couvert les activités de la LHJMQ, du sport universitaire et de la course automobile, NASCAR et terre battue.