Un match ultime aura été nécessaire, mais les Patriotes ont finalement réussi à vaincre les Ravens de Carleton. La troisième rencontre prenait place au Colisée de Trois-Rivières et Carleton se sont buté à un Jean-Christophe Blanchard en plein contrôle de ses moyens et le gardien a signé le blanchissage qui a permis aux Trifluviens de l’emporter quatre à zéro.

Jean-Christophe Blanchard a réalisé le blanchissage, un premier pour les Patriotes depuis 2007 en séries.
Si les Ravens ont brassé les Patriotes à Ottawa, ils pouvaient s’en permettre pas mal moins à Trois-Rivières où les arbitres sont plus sévères. Ce détail a semblé les chicoter durant toute la rencontre et ils n’ont jamais pu déployer une réplique efficace au jeu défensif sans failles de l’UQTR. Leurs 29 tirs durant la partie ont souvent été effectués de loin, et Jean-Christophe Blanchard s’est dressé devant eux.
C’est un Jacques Laporte très généreux sur les compliments qui a livré ses impressions sur sa formation après la rencontre. « C’est une équipe émotive, une équipe passionnée, dévouée et courageuse. Ce sont quatre qualités qui permettent d’aller bien loin. On a parfois joué avec deux lignes et deux joueurs pendant cette série. On a joué avec l’énergie du désespoir et nous n’avons pas lancé la serviette après le match de vendredi. Il n’y avait pas de demi-mesure. Les gars qui étaient là ne nous ont jamais déçus.»
Après une première période sans buts, Jeff Desjardins a dévié un tir de Maxime Robichaud qui a trompé la vigilance du cerbère Matthew Dopud. Quelques minutes plus tard, Jean-Sébastien Breton, qu’on venait de faire trébucher, déjouait Dopud avec un tir dans le haut du filet. Les Trifluviens quittaient la glace avec une avance de deux buts et une seule période à disputer.

Le but de Félix Petit, troisième de la rencontre des Patriotes, a sonné le glas des Ravens.
Pour une équipe qui voyait sa mort venir, les Ravens ont connu une troisième période en deçà des attentes. Le sablier tirait à sa fin quand le Patriote Félix Petit a profité d’un retour de lancer pour battre Dopud. Une tonne de brique venait s’écrouler des épaules des joueurs au banc trifluvien. Finalement, Pierre-Alexandre Joncas a ajouté un but dans un filet désert.
Fait étonnant, Joncas n’était même pas censé prendre part à la rencontre, lui qui a été blessé à l’épaule dans le deuxième match de la série. Finissant au doctorat en chiropractie, le défenseur Nicolas Désilet lui a appliqué un traitement lors de la journée de samedi. Il faut croire que ce dernier a réussi des miracles parce que Joncas a connu une excellente rencontre, distribuant même quelques mises en échec. «L’opportunité était là. Je me serrais les dents et j’y allais » lançait un Joncas débordant de confiance après la partie.
Guérison miraculeuse
En parlant de miracle, Joncas n’est pas le seul à avoir eu une guérison miraculeuse pour participer à cette rencontre sans lendemain. Francis Charland et Maxime Lévesque ont tous deux pu participer à la rencontre, eux qui étaient incapables de donner des coups de patin depuis plusieurs jours.
Il faut croire que la visite des joueurs au Sanctuaire Notre-Dame du Cap samedi après la défaite dans la deuxième partie aura eu son effet. Intervention divine? On ne sait jamais.
McGill dès mercredi
Les Ravens derrière eux, le défi s’annonce encore plus difficile en finale de division alors que les Patriotes se frotteront aux puissants Redmen de McGill. Les Redmen sont classés deuxièmes au pays et ont éliminé l’UQTR lors des quatre derniers tournois printaniers. Jean-Christophe Blanchard sera encore la clé d’un possible succès des Pats.
« Avec la saison qu’ils ont connu et les blessés qu’on a, c’est un beau défi qui nous attend. On ne s’en va pas là juste pour jouer deux matchs et être sortis. On y va pour remporter la série, mais on a le rôle de sous-estimés » analysait Félix Petit après la partie contre les Ravens.
Le premier match de la série aura lieu mercredi du côté du McConnell Arena, alors que Trois-Rivières recevra les Patriotes le vendredi 4 mars.


