L’excès de confiance coûte cher

La victoire de mercredi lors du premier match de la série entre les Patriotes de l’UQTR et les Stingers de Concordia a donné confiance aux Trifluviens… trop confiance. Ils ont...

La victoire de mercredi lors du premier match de la série entre les Patriotes de l’UQTR et les Stingers de Concordia a donné confiance aux Trifluviens… trop confiance. Ils ont été surpris cette après-midi au Ed Meagher Arena et se sont inclinés cinq à trois.

Éric Bégin a déculotté Jean-Christophe Blanchard sur le troisième but des Stingers

Depuis quelques rencontres, les Pats avaient adopté une nouvelle identité qui les a rendus plus conscients de leur jeu défensif et des sacrifices à faire pour l’emporter. Tout s’est écroulé dans ce deuxième match. Au lieu de s’appliquer dans leur jeu défensif, les arrières se sont portés à l’attaque et ont permis un nombre considérable de revirement et de chances de marquer contre eux.

L’entraîneur Jacques Laporte n’était pas heureux de l’effort fourni par ses troupes ce soir. « Il faut arrêter de tourner autour du pot. On a eu plus de misère avec les défenseurs. C’est une équipe qui se défend avec les moyens qu’elle a. Il ne faut pas embarquer dans l’effet contraire, se compliquer les affaires et user de fantaisie. Au contraire, il faut ramener ça au jeu simple ce qui est bien dur à faire rentrer dans la tête des joueurs, peu importe le niveau de hockey. »

Les Stingers ont piqué très tôt dans la rencontre pour prendre l’avance deux à zéro. Mais les Patriotes sont revenus de l’arrière pour renvoyer les équipes à la case départ à la fin du premier engagement grâce aux filets de Jean-Sébastien Breton et Félix Petit.

Les choses se sont gâtées en deuxième période pour l’UQTR. Incapables de créer de bonnes chances de marquer, ils ont vu le défenseur Éric Bégin déculotter Jean-Christophe Blanchard alors que les Stingers évoluaient à moins d’un homme. Mais l’attaquant défensif Marc-André Laroche remettait les pendules à l’heure sept minutes plus tard.

Les Stingers ont repris l’avance deux minutes plus tard. Kiefer Orsini, qui sortait du banc de punition, a reçu une passe parfaite d’Éric Bégin pour s’échapper. Il a profité de sa chance. Concordia a repris le contrôle quatre à trois.

Joyal se dresse

Le point tournant de la rencontre a eu lieu tôt en troisième. Avec un joueur au cachot depuis la 18e seconde de l’engagement, les Stingers ont écopé de deux pénalités simultanées. L’occasion rêvée se présentait aux Patriotes, mais ces derniers n’ont pas réussi à en profiter. Le gardien Maxime Joyal s’est dressé devant les Trifluviens en arrêtant les 19 tirs de ces derniers. Mike Stinziani a ajouté un but dans un filet désert pour confirmer la victoire de Concordia.

Maxime Joyal est la raison numéro un de la victoire de Concordia sur l'UQTR.

D’ailleurs, la décision de Kevin Figsby, entraîneur des Stingers, d’envoyer Joyal devant les filets a clairement été sa meilleure de la série. Le gardien a très bien paru, arrêtant 43 des 46 tirs des Patriotes. À l’opposé, Jean-Christophe Blanchard a paru faible sur trois des quatre buts des Montréalais. Il devra se ressaisir rapidement, alors que le match ultime de la série sera disputé dimanche soir à 20 heures au Colisée de Trois-Rivières.

Jacques Laporte devra faire comprendre à ses ouailles que le défi ne sera pas facile. « Il faut soit avoir la peur de perdre plus grande ou soit l’envie de gagner plus grande. Il faut les prendre au sérieux, c’est assez là. »

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About Nicolas Ducharme

Journaliste à L'Écho de Trois-Rivières, Nicolas Ducharme détient un baccalauréat en Communication sociale à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Il a débuté sa carrière dans les médias sur les ondes de CFOU 89,1FM dans la région de Trois-Rivières avec l'émission Inconduite de partie. Au fil des mois, le site internet de l'Inconduite s'est ajouté, où il tient une chronique régulière. Au fil du temps, il a couvert les activités de la LHJMQ, du sport universitaire et de la course automobile, NASCAR et terre battue.